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Municipales 2026 : un propriétaire peut-il voter sur le lieu de sa résidence secondaire ?

Publié le 12/03/2026

Les propriétaires de résidences secondaires se rebiffent contre une majoration de leur taxe d’habitation.

INFOGRAPHIE - Mécontents de la flambée de la taxe d’habitation, les propriétaires de résidences secondaires veulent peser dans les élections municipales.

 

« Je ne voterai pas pour le maire actuel !» Comme Denis (le prénom a été modifié), bientôt 70 ans, les propriétaires de résidences secondaires ont bien l’intention de peser sur les élections municipales dont le premier tour a lieu le week-end prochain. Ils n’ont qu’un mot à la bouche : « surtaxe ». « Ras-le-bol de cette surtaxe ! , lâche ce sexagénaire francilien qui vit dans le Calvados. Les maires découvriront vite que les résidences secondaires sont indispensables à l’économie de beaucoup de villes et de villages. ».

 

Dans les Pyrénées-Orientales, des collectifs se sont créés et se mobilisent « dans plusieurs dizaines de communes ». « Je ne connais pas une taxe qui soit imposée à des personnes qui n’ont pas pu choisir l’élu qui l’impose », enrage Bernard Olivier, à la tête d’un de ces collectifs à Argelès-sur-Mer. À Merlimont, petite commune de 3000 habitants sur la Côte d’Opale, Thierry, propriétaire depuis 30 ans d’une résidence secondaire dans laquelle il s’est installé à la retraite il y a trois ans, s’était porté candidat avant de se retirer pour des raisons de santé. Son successeur promet, s’il est élu, de « baisser progressivement la majoration de la taxe d’habitation ».

 

Pour exprimer leur colère, les propriétaires ont une solution : le bulletin de vote. Le député LR de l’Oise Éric Woerth a bien tenté une proposition déroutante : faire voter deux fois les propriétaires de résidences secondaires, au motif qu’ils paient deux impôts locaux. En vain. Peuvent-ils, tout simplement, voter sur le lieu de leur résidence secondaire ? Que dit la loi ? Pour être inscrit sur les listes électorales d’une ville, un citoyen français doit respecter l’une de ces conditions, selon l’article L11 du Code électoral.

 

Deux ans d’impôts locaux

La première : « tous les électeurs ont leur domicile réel - donc principal - ou y habitent depuis six mois au moins ». Vous devez fournir l’un des documents suivants datés de moins de trois mois : une attestation ou la facture d’eau, d’électricité, de gaz ou de téléphone fixe, une attestation d’assurance habitation ou encore un bulletin de salaire. La seconde : payer ses impôts locaux (taxe foncière et/ou taxe d’habitation) depuis au moins deux ans. La mairie vous demandera les deux derniers avis d’imposition où votre nom apparaît.

 

Sachez également que vous pouvez aussi voter dans une commune où vous êtes le gérant ou l’associé d’une entreprise. C’est le cas de Virginie, 48 ans, qui habite à Gonneville-sur-Mer, dans le Calvados mais préfère voter à 7 kilomètres de là, à Houlgate, où elle tient un restaurant depuis 20 ans. « Mon vote sera plus utile à Houlgate pour développer l’activité de mon commerce qu’à Gonneville où il n’y a qu’un seul candidat, toujours le même », explique-t-elle au Figaro.

 

Changer d’adresse fiscale

À l’instar du petit village normand où habite Denis, le plus grand nombre de villes éligibles - 657 sur 3690, soit 18% - a fait flamber la taxe d’habitation des résidences secondaires de 60% - le plafond maximal autorisé par la loi - en 2025, selon la Direction générale des finances publiques (voir le graphique ci-dessous). C’est le cas aussi de Paris, Nice, Marseille ou encore Lyon, quatre des villes qui ont récupéré le plus d’argent grâce à cette taxe d’habitation, selon une étude de Green Acres qui a recueilli les données fiscales de chaque commune pour établir le top 25 des villes les plus gourmandes. À noter que 44,1% des villes éligibles ont augmenté la taxe d’habitation des résidences secondaires en 2025, contre 39,5% en 2024.

 

En attendant de glisser son bulletin de vote le 15 mars, Denis a sorti sa calculette et opéré une astucieuse et bénéfique modification : changer son adresse fiscale. Sa résidence secondaire normande est désormais sa résidence principale. Ce propriétaire sexagénaire n’aura donc plus à payer de surtaxe d’habitation pour sa maison du Calvados car seules les résidences principales sont imposables. Quid de son appartement francilien ? Par chance, le maire n’a pas décidé d’augmenter la taxe d’habitation des résidences secondaires qui est moins élevée que pour sa maison normande.

 

Intégralité de l’article : https://immobilier.lefigaro.fr/article/ras-le-bol-de-cette-surtaxe-un-proprietaire-peut-il-voter-sur-le-lieu-de-sa-residence-secondaire-20260308 

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